Le capital investissement a un rôle essentiel à jouer dans le développement d’un tissu d’entreprises dynamiques et créatrices d’emploi en Europe comme sur la rive Sud de la Méditerranée.
Pour le Sud l’enjeu est immense : dans les 15 ans à venir, les pays de la zone sud et orientale vont voir leur population s’accroître de 100 millions d’habitants et il faudra créer 45 millions d’emplois nouveaux.
Le rôle incitatif et structurant des pouvoirs publics s’avère incontournable pour amorcer le démarrage des activités de capital investissement.
Dans la plupart des pays cette démarche est maintenant engagée. Outre une politique incitative des pouvoirs publics (cadre légal et fiscal favorable, fonds d’amorçage), le développement du capital investissement implique une évolution des pratiques managériales vers une plus grande transparence et le respect de critères d’évaluation reconnus de façon universelle, car l’un des grands enjeux est la « sortie » des investisseurs.
Le potentiel de la zone Euro-Méditerranéenne existe :
Plus de 700 millions d’habitants, une zone de libre-échange associée à l’Europe à partir de 2010, des élites formées dans les meilleures universités mondiales qui veulent s’investir dans leur pays, une capacité d’épargne qu’il faut savoir retenir et des ressources financières exceptionnelles dans les pays ayant des réserves pétrolières.
Les échanges de savoir-faire sur l’ensemble de la zone sont fondamentaux, entre le Nord et le Sud, mais aussi les échanges et la concertation Sud-Sud.
Il faut former, diffuser les expériences. Le modèle anglo-saxon, se heurte souvent aux particularités culturelles locales. Faut-il y apporter des adaptations ?